« J’ai vu des femmes mourir d’un avortement clandestin. Les Espagnoles ne peuvent pas revoir ça »

Par et Elena Herrera

Un groupe de femmes des Asturies a lancé l’idée de voyager vers Madrid dans un « Train de la liberté », pour protester, samedi, contre la réforme qui vise à supprimer le droit à l’avortement. Cette manifestation suscite une vague de soutien dans toute l’Espagne et à l’étranger, dont la France, où des rassemblements sont prévus.

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« J’ai vu des femmes mourir d’un avortement clandestin. On ne peut pas revoir ça. Perdre ce droit est une mauvaise nouvelle pour les femmes. » Angeles Flórez Peón a 95 ans. Exilée de force en France, elle a souffert dans sa jeunesse d’une double persécution : parce qu’elle était socialiste et parce qu’elle était une femme. Elle sait ce que signifie la conquête de droits, même si c’est de l’autre côté des Pyrénées. Et c’est pour ça qu’elle ne manquera pas, ce samedi, la première (à son avis) grande manifestation contre la réforme de la loi sur l’avortement proposée par le ministre de la justice espagnol, Alberto Ruiz-Gallardón. À 5 h 30, elle prendra un bus à Gijón (Asturies) en direction de la capitale.