A Tunis, Macron déploie sa «stratégie méditerranéenne»

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En Tunisie, le président français a mis en avant la jeunesse, celle des Tunisiens comme la sienne, pour assurer de sa volonté d'aider le pays, surtout en matière de développement économique, « non pas comme un ami mais comme un frère ou une sœur ».

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« Humilité ». Emmanuel Macron a beaucoup répété ce mot, ce jeudi 1er février devant le parlement tunisien, lors de son discours étudié pour être l’événement de son déplacement marathon en Tunisie, sa première visite d’État dans le monde arabe et au Maghreb, première étape d’une nouvelle mini-tournée en Afrique qui se poursuit au Sénégal. « Humilité », comme pour se prémunir d’être assimilé à un donneur de leçons et à ses prédécesseurs. Le président français veut être celui qui réinventera les liens séculaires avec l’autre rive de la Méditerranée et la Tunisie – « le modèle », « l’espoir », « le laboratoire de la seule expérience de transition démocratique réussie » sept ans après les révolutions arabes – sera sa vitrine.