En Corée du Sud, la question de la réunification amplifie le fossé générationnel

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La fracture Nord-Sud de la péninsule coréenne en ferait oublier la réunification peut-être la plus brûlante : celle qui permettrait de recoudre ensemble la société méridionale. Le fossé des générations y est béant. À résoudre avec résolution…

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De notre envoyé spécial à Séoul (Corée du Sud).- À Daejong, au centre du pays, Hwang Eun-ju, 27 ans, militante du Parti démocrate ensemble, la formation du président Moon Jae-in, résume ainsi la coupure générationnelle, au Sud, en ce qui concerne la partition de la péninsule : « Mes grands-parents, qui gardent en mémoire la guerre de Corée (1950-1953), sont émotionnellement liés au Nord, qui leur manque mais auquel ils sont foncièrement hostiles. C’est le contraire pour ma classe d’âge : nous ne ressentons pas grand-chose vis-à-vis du Nord et nous n’avons donc aucune animosité à son égard. Les vieux réagissent en fonction d’une réunification qu’ils craignent autant qu’ils la désirent ; de notre côté, nous pensons en termes de paix, que nous souhaitons sincèrement, tout simplement. »