La cour d’appel de Paris a offert «l’immunité» aux hommes de l’Angolagate

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La pression de l'exécutif a eu raison de l'Angolagate. Tout en relaxant Charles Pasqua, la 13e chambre de la cour d'appel de Paris a estimé, vendredi, que les ventes d'armes à l'Angola étaient régulières. Les marchands d'armes Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak condamnés pour trafic à six ans de prison ferme en première instance en sortent quasiment blanchis. Mediapart publie en intégralité la copie de travail de l'arrêt.

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Pour Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, c'est un revirement judiciaire inespéré. Un blanc-seing qu'ils n'attendaient plus. Le trafic d'armes effacé, la cour d'appel les condamne pour des « abus de biens sociaux » qui leur valent des peines de trois ans de prison ferme. Trois ans déjà exécutés par Falcone, qui a donc pu quitter la prison, vendredi. On saura jeudi soir si le parquet général se pourvoit ou non en cassation.