La coalition contre l’Etat islamique tente de revoir sa stratégie

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Face à la construction d’une zone d’influence à cheval sur l'Irak et la Syrie, la coalition d'une vingtaine de pays engagée contre l'Etat islamique demeure prisonnière d'un cadre étatique obsolète. Paris accueille ce mardi une nouvelle réunion alors que, depuis un an, les échecs s'accumulent. Sur le terrain, la crise humanitaire s’accentue.

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C’est désormais une banalité de l’écrire : la coalition internationale, qui réunit une vingtaine de pays contre l’État islamique/Daech, a pour l’heure complètement échoué, perdant au passage la bataille de la communication, si essentielle à Daech pour continuer à recruter des combattants étrangers. Présentée fin 2014 comme le grand tournant dans la guerre contre l’EI, la bataille de Kobane, à l’ouest de la Syrie, ne fut qu’un épisode, une victoire vite effacée par les pertes de Ramadi (Irak) et Palmyre (Syrie).