Au Cambodge, la police militaire tire sur les ouvriers

Par

Le gouvernement de Hun Sen a dispersé les manifestants, samedi dans la capitale, et interdit le rassemblement national prévu dimanche. Vendredi, la police militaire avait tiré sur des grévistes qui bloquaient des ateliers, causant au moins quatre décès.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Le gouvernement veut intimider l'opposition, l'empêcher de continuer à exprimer ses revendications », a déclaré samedi 4 janvier Mu Sochua, un député de l'opposition cambodgienne, à l'issue d'une nouvelle journée de violence au Cambodge. La police militaire a dispersé des centaines de manifestants réunis ce samedi sur la place de la liberté de Phnom Penh pour soutenir le mouvement des ouvriers du textile, réprimé dans le sang vendredi matin aux abords du parc industriel Canadia, qui alimente en grande partie les marques internationales comme H&M, Puma et Adidas. Le gouvernement de Hun Sen a également interdit la manifestation nationale prévue dimanche pour mettre fin au « coup d'État social et politique » dénoncé par l'opposition et les syndicats.