La mémoire des «femmes de réconfort» empoisonne les liens Séoul-Tokyo

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Le décès fin janvier d’une des dernières « femmes de réconfort » a suscité beaucoup d’émotions en Corée du Sud. Les Coréens exigent du Japon davantage d’excuses au sujet de ces 200 000 « esclaves sexuelles », en majorité coréennes, obligées de se prostituer pour l’armée impériale japonaise. Une des victimes témoigne.

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Séoul (Corée du Sud), correspondance.– Le convoi funéraire de Kim Bok-dong avance lentement, dans le froid mordant de l’hiver coréen. Marchant derrière un grand portrait de l’ancienne « femme de réconfort », des centaines de militants emmitouflés brandissent banderoles et papillons en papier. « Kim Bok-dong, notre héroïne » ou « Punissez les responsables de l’esclavage sexuel par l’armée japonaise ! », proclament des pancartes.