Le régime syrien s'acharne sur les opposants pacifistes

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En se faisant réélire président, Bachar al-Assad fait valoir qu'il est le meilleur rempart à la menace djihadiste dans le pays. Mais ces derniers mois, le régime a férocement réprimé tous les groupes d'activistes pacifistes pouvant représenter une alternative démocratique, misant sur la radicalisation du conflit.

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Beyrouth, correspondance.   Le procès, à Damas, de Mazen Darwish, avocat et président du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression (SMC), prend depuis quelques semaines un tour ubuesque. Le 24 mars, la Cour antiterroriste de Damas avait déclaré que Darwish, ainsi que quatre autres membres de l'organisation, seraient désormais poursuivis pour « avoir fait la promotion d'actes terroristes ». Arrêtés en février 2012 lors de la mise à sac des locaux du SMC par les services de renseignement de l'armée de l'air, ces cinq activistes documentaient les exactions commises contre les journalistes durant le soulèvement populaire qui a éclaté en 2011.