Au Mali, la France sanctionne les putschistes pour éviter des discussions avec les djihadistes

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En réaction au coup d’État du 24 mai, la France a suspendu sa coopération militaire bilatérale avec le Mali. Officiellement, il s’agit d’exiger des putschistes qu’ils nomment un premier ministre civil et s’engagent à respecter le délai de 18 mois pour organiser une élection. Mais cette mesure vise surtout à empêcher l’ouverture d’un dialogue avec les djihadistes.

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Quelques semaines après avoir suspendu la coopération militaire avec la Centrafrique (lire ici), Emmanuel Macron a décidé de prendre ses distances avec un deuxième partenaire historique sur le continent africain. Et pas n’importe lequel : le Mali, épicentre de la guerre contre les groupes armés djihadistes menée par la France au Sahel depuis 2013, et théâtre principal des opérations de la force Barkhane, forte de 5 100 soldats.