Europe Analyse

Au-delà des «28 heures», l'industrie allemande questionne son partage du travail

Après une suspension des négociations et un durcissement des débrayages la semaine dernière, le syndicat allemand IG Metall et les patrons de l'industrie de l'ouest du pays ont trouvé un accord lors de leur sixième round de discussions, dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 février. La revendication de la centrale porte surtout sur une réduction temporaire du temps de travail. Décryptage.

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[Mise à jour du mardi 6 février] Le syndicat IG Metall et le patronat allemand ont conclu dans la nuit de lundi à mardi un accord sur les salaires et le temps de travail couvrant le secteur industriel du sud-ouest de l'Allemagne. L'accord négocié entre les représentants d'IG Metall et de la fédération patronale régionale Südwestmetall prévoit notamment une augmentation de 4,3% des salaires en avril et une hausse d'autres éléments de rémunération étalée sur 27 mois, a précisé devant la presse Roman Zitzelsberger, dirigeant d'IG Metall dans le Bade-Wurtemberg. Surtout, les salariés pourront réduire leur temps de travail hebdomadaire de 35 à 28 heures pour s'occuper de leurs enfants ou prendre en charge des parents malades ou âgés sur une période maximale de deux ans. En contrepartie, le patronat obtient un accroissement de la possibilité de porter à 40 heures, sur la base du volontariat, le temps de travail hebdomadaire pour faire face avec plus de souplesse à une hausse temporaire des commandes.

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