La guerre des «petites mains» de Kaboul contre le coronavirus

Par

L’épidémie commence à ravager l’Afghanistan. À Kaboul, même le palais présidentiel est touché. À Hérat, les hôpitaux sont débordés et la catastrophe menace. L’ONG française Acted a mobilisé des milliers d’Afghanes pour fabriquer chez elles un million de masques de protection par semaine.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L’accord du 29 février entre les talibans et les États-Unis n’a nullement apporté la paix à l’Afghanistan qui, en proie à la guerre depuis plus de 40 ans, voit se poursuivre embuscades et attentats, ainsi qu’une grave crise constitutionnelle, avec deux présidents qui s’affrontent, chacun se déclarant « démocratiquement » élu. Aussi, l’arrivée du coronavirus, par la frontière iranienne, est-elle fortement appréhendée par une population également accablée par la misère et le sous-développement, comme une catastrophe supplémentaire à laquelle elle ne pourra guère répondre, tant les moyens dont dispose l’État sont dérisoires.