Au Togo, les libertés publiques sont réprimées

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Deux figures de l’opposition ont été arrêtées à Lomé, accusées « d’atteinte à la sureté de l’État ». Des médias indépendants sont aussi sous pression. Amnesty International dénonce une « répression croissante ».

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Au Togo, deux cadres de l’opposition, membres de la coalition Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), ont été placés en garde à vue les 27 et 28 novembre à Lomé. Le premier, Gérard Yaovi Djossou, a été interpellé violemment alors qu’il était au volant de sa voiture. Il venait tout juste de participer à une rencontre avec les ambassadeurs des États-Unis, de France, d’Allemagne, de l’Union européenne et des Nations unies. La seconde, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, 61 ans, coordinatrice du mouvement, a été arrêtée à son domicile. Tous deux sont accusés de « tentative d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et de « groupement de malfaiteurs ».