En Inde, l'ombre de la religion plane à nouveau sur la politique

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En livrant une nouvelle interprétation de la laïcité, la Cour suprême de Delhi a placé dans l’embarras les partis politiques se réclamant d’une confession ou d’une minorité. Et ce, alors que cinq États de l’Union indienne iront aux urnes en février et mars.

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Bombay (Inde), de notre correspondant.- L'Inde entre à nouveau en période électorale. Le fonctionnement de la plus grande démocratie du monde est ainsi fait que chacun des vingt-neuf États fédérés, pour des raisons historiques, dispose de son propre calendrier pour renouveler tous les cinq ans son assemblée législative régionale. En février et mars 2017, ce sont l'Uttar Pradesh, peuplé de 204 millions d'habitants, le Pendjab et ses 28 millions d'habitants, ainsi que Goa, sur la côte ouest, l'Uttarakhand dans l'Himalaya et Manipur, aux confins du Bangladesh et de la Birmanie, qui se rendent aux urnes. Plus de cinq cents partis sont en lice et à quelques semaines du scrutin, la plupart vont devoir revoir leur stratégie.