«Les idées de Trump ne représentent pas les valeurs du mouvement ouvrier»

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Le président américain a promis de redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes et populaires, et promis de placer « l’Amérique d’abord ». Les syndicats achètent-ils ce discours ? Réponse (négative) avec William Spriggs, l’économiste en chef de la grande confédération syndicale des États-Unis, l’AFL-CIO.

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Washington (États-Unis), envoyé spécial.-  Durant toute la campagne électorale, Donald Trump a promis de dénoncer les accords internationaux, qu’il juge défavorables aux travailleurs américains. Il a démarré son mandat de président en envoyant balader le « Transpacific partnership » (TPP), un traité négocié avec les pays asiatiques : un geste plus symbolique qu’autre chose, car cet accord n’avait aucune perspective d’être ratifié par le Congrès des États-Unis. Sa prochaine cible sera sans doute l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), en vigueur depuis plus de 20 ans, mais qui est fréquemment dénoncé, entre autres, par les syndicats américains. Ceux-ci lui reprochent ses mesures de dumping social. Le sénateur démocrate Bernie Sanders, pourtant un opposant farouche de Trump, a promis de travailler main dans la main avec lui sur les questions de libre-échange.