Dans les Balkans, des milliers de réfugiés sont à la merci des trafiquants

Par et Simon Rico

La route des Balkans est théoriquement complètement fermée depuis deux mois. Conséquence : les passages clandestins se font de plus en plus nombreux, alors que 60 000 réfugiés sont toujours bloqués en Grèce. C'est une aubaine pour les réseaux de trafiquants et de passeurs.

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Serbie, Macédoine, de nos envoyés spéciaux.-  Mercredi 27 avril, les pelleteuses et les bulldozers de la mairie de Belgrade se sont attaqués à Miksalište, un centre d’aide aux réfugiés installé sur le site où doit s’élever le mégalomaniaque projet immobilier « Belgrade on Water », officiellement financé par l’émirat d’Abou Dhabi. Ces dernières semaines, 300 à 350 réfugiés bénéficiaient quotidiennement des services offerts par les volontaires de ce centre serbe : de la nourriture, une douche chaude, la possibilité de soins. On estime qu’autant de personnes parviennent à franchir chaque jour clandestinement la frontière serbo-hongroise, malgré l’immense barrière de grillage érigée dès la fin de l’été 2015 par le gouvernement de Viktor Orban.