Le triomphe d'Alexis Tsipras face à l'Europe de la rigueur

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En décidant d'organiser un référendum, le premier ministre grec a pris un pari très risqué. Avec plus de 61 % de «non», c'est un raz-de-marée qui renforce son gouvernement.

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Athènes, de notre envoyée spéciale.-  La surprise était réelle, chez les partisans du « non » tout autant qu'au sein de Syriza. Une heure à peine après les premières estimations, lorsque tombent les premiers résultats des dépouillements partiels, c'est même la sidération : contrairement aux sondages qui donnaient les deux camps au coude-à-coude avec une très légère avance pour le « non », l'écart est de plus de 22 points ! C'est un raz-de-marée contre l'austérité et l'attitude des créanciers du pays, qui va bien au-delà de l'électorat de Syriza : le parti avait recueilli 36,34 % des suffrages le 25 janvier.