La mobilisation n’a pas faibli. Au contraire. Depuis le retrait, dimanche, de l'ordonnance qui visait à dépénaliser certains faits de corruption, promulguée il y a une semaine par le gouvernement roumain, le nombre de manifestants a encore grossi. À Bucarest et dans une soixantaine de villes du pays, ils sont des centaines de milliers à se rassembler tous les soirs pour protester contre un gouvernement pourtant issu des élections il y a à peine deux mois. Entretien avec Alexandru Gussi, chercheur à la faculté de sciences politiques de l’université de Bucarest.