Réfugiés: l'Europe met la Turquie sous pression

Ce lundi 7 mars, un nouveau « sommet de la dernière chance » entre l’Union européenne et les autorités turques est prévu pour faire face à l’arrivée des dizaines de milliers de réfugiés. La Turquie, qui peine à réduire les départs de réfugiés vers les îles grecques, va devoir prouver sa bonne volonté.

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De notre correspondant à Istanbul (Turquie). - « Je peux vous assurer que la Turquie va tenir toutes les promesses du plan d’action avec les Européens », avait déclaré le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, lors de la signature, le 29 novembre 2015, d’un accord censé endiguer l’arrivée massive de réfugiés dans l’Union européenne. En grande majorité, il s’agit de Syriens fuyant la mort, les tortures ou la famine dans leur pays. 2 700 000 ont été officiellement enregistrés sur le sol turc. Ahmet Davutoglu, dont la présence est annoncée ce 7 mars à Bruxelles, va mettre sur la table des négociations des faits prouvant la volonté de concrétisation de cet accord par son gouvernement. Au-delà des déclarations officielles, la situation est à nuancer.