Chine : Xi Jinping affirme son emprise d’une main de fer

Par

Au nom de la lutte contre la corruption, le président chinois écarte ses rivaux en même temps qu’il muselle la contestation au sein de la société civile et qu’il cède au culte de la personnalité. Une série de procès et d'arrestations spectaculaires rythme cette reprise en mains sur fond d'orthodoxie idéologique.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 1er juillet 2015, le Parti communiste chinois (PCC) a célébré son 94e anniversaire. Pour l'occasion, le président et secrétaire général du parti, Xi Jinping, a décidé de lui prodiguer une cure de jouvence. Au nom de la lutte contre la corruption, la commission centrale pour l'inspection disciplinaire (CCID) – l'organe du PCC chargé de veiller au respect de la discipline du parti par les cadres – a banalisé l'utilisation de la torture et des arrestations arbitraires comme méthodes d'intimidation et d'interrogatoire. Même Zhou Yongkang, pourtant ancien membre du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois sous Hu Jintao, a été jugé et condamné à la prison à perpétuité en secret le 22 mai 2015.