Le «carnet de la patrie» renforce la surveillance de la société vénézuélienne

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Alors que Nicolás Maduro entame un nouveau mandat présidentiel, non reconnu par l’opposition, les États-Unis, l’Union européenne et la plupart des pays latinos, la société vénézuélienne se scinde désormais en deux : ceux qui ont accepté le « carnet de la patrie » et les autres.

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Plus personne au Venezuela ne s’en étonne. Dimanche 9 décembre 2018, jour de l’élection des conseillers municipaux, des tentes rouges jouxtaient, à quelques centaines de mètres, les bureaux de vote. Ce sont les puntos rojos, les points rouges. Les Vénézuéliens sont invités à y enregistrer leur « carnet de la patrie », ce document d’identité lancé en janvier 2017 pour faciliter la vente à prix subventionné d’aliments distribués par les comités locaux d’approvisionnement et de production (CLAP).