Le blues grec de la «Grande Catastrophe»

Par Laurent Geslin et Simon Rico

En 1923, plus d’un million de Grecs doivent quitter leurs terres anatoliennes, alors que 500 000 musulmans prennent le chemin inverse. Un exil que chante le «rébétiko», musique des déshérités qui fait le pont entre les rives de la mer Égée.

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«Petit bateau avec tes voiles, 
qui voyage de rivage en rivage, 
prends-moi maintenant que tu pars
je suis un voyageur aussi,
je n’ai pas d’argent pour payer
je suis un enfant déraciné,
et j’ai une mère qui attend jour après jour mon retour
et si tu ne me prends pas
alors bon voyage
je resterai à l’étranger,
transmets simplement à ma pauvre mère
toutes mes salutations. »