L’histoire tue des Japonais de Nouvelle-Calédonie

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Une langue perdue, une mémoire occultée, des familles brisées, des silences tenaces… L’histoire des Japonais débarqués en Nouvelle-Calédonie pour travailler dans les mines de nickel s’apparente à un récit tragique, depuis les mines de Thio jusqu’aux camps d’internement en Australie.

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Nouméa (Nouvelle-Calédonie), de notre envoyé spécial.–  « Longtemps l’identité calédonienne s’est constituée sur l’oubli. L’oubli des origines, l’oubli des circonstances qui ont amené les ancêtres à mettre le pied, volontairement ou malgré eux, sur la terre de ce pays. » Ces propos d’Emmanuel Kasarhérou, ancien directeur du centre Jean-Marie-Tjibaou de Nouméa et actuel responsable de la coordination scientifique des collections du musée du Quai Branly, s’appliquent particulièrement à cette composante discrète de la mosaïque calédonienne que sont les descendants de Japonais, estimée aujourd’hui à environ 5 000 personnes.