Les indépendantistes catalans évitent in extremis de nouvelles élections

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Le président sortant Artur Mas a fini par jeter l'éponge. Peu connu du grand public, Carles Puigdemont a été investi dimanche à la tête d’un exécutif qui veut réaliser d'ici dix-huit mois l’indépendance de la Catalogne. Ce dénouement surprise change la donne des négociations pour un gouvernement national à Madrid.

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Il n’a cessé de répéter, depuis le scrutin de septembre, que jamais il ne jetterait l’éponge, et qu’il préférait encore organiser de nouvelles élections anticipées, plutôt que de s’avouer vaincu. Mais le président sortant, Artur Mas (droite nationaliste), héritier de Jordi Pujol, a fini par se sacrifier, pour, selon ses mots « sauver le processus » indépendantiste. Son retrait surprise, samedi soir, a ouvert la voie à la formation d’un gouvernement régional qui s’est fixé comme priorité d’organiser « la sécession » d’ici 18 mois avec le reste de l’Espagne (c’est-à-dire la tenue d’un référendum sur une constitution pour une Catalogne indépendante).