Guinée: les zones d’ombre de la start-up protégée par Arnaud Montebourg

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Fin juillet, le principal dirigeant d’une société minière, soutenue par l'ancien ministre de l'économie et du redressement productif, a été mis en examen pour « abus de biens sociaux et de crédit, de faux et usage de faux et de blanchiment d’argent » en Guinée. Mais ce n’est qu’une des nombreuses ombres de cette affaire. Arnaud Montebourg aide-t-il à monter un projet industriel ? Ou s’est-il fourvoyé, à son corps défendant, à soutenir un coup financier ?

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Mais qu’est donc allé faire Arnaud Montebourg dans cette affaire ? Beaucoup, y compris parmi ses proches, se demandent encore les raisons qui ont incité l’ancien ministre de l’économie et du redressement productif à tant s’impliquer dans le lancement d’une petite société minière, Alliance Minière Responsable (AMR), créée par deux jeunes entrepreneurs, Romain Girbal et Thibault Launay. Pour soutenir cette start-up, qui a le projet d’exploiter un gisement de bauxite (minerai de base pour l’aluminium) en Guinée, l’ancien ministre est allé jusqu’à accepter de côtoyer de vieux crocodiles de la finance, comme l’a raconté Laurent Mauduit (voir son enquête ici). Il en allait de l’esprit d’entreprise, de la France, du soutien aux jeunes entrepreneurs, avait alors expliqué Arnaud Montebourg à son entourage pour justifier son parrainage.