En Algérie, dix ans de prison pour une page déchirée du Coran

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Un militant du « Hirak », le soulèvement populaire en Algérie, a écopé de dix ans de prison, la plus lourde condamnation jamais prononcée à l’égard d’un manifestant, pour une page déchirée d’un Coran. À quelques semaines d’une révision de la Constitution, la répression s’accentue encore.

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À moins d’un mois d’un référendum sur la Constitution avec lequel le pouvoir algérien espère s’acheter une légitimité qui lui fait défaut, la répression s’accentue encore un peu plus en Algérie. Pas une semaine sans que de nouvelles arrestations et condamnations ne tombent et frappent les militants pro-démocratie, qu’ils soient activistes du « Hirak », le soulèvement populaire commencé en février 2019, ou journalistes, avocats, blogueurs, ou simples citoyens qui s’épancheraient sur les réseaux sociaux dans des publications qui déplairaient aux autorités.