En Algérie, un cinquième mandat du président Bouteflika n’est donc plus une blague

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Abdelaziz Bouteflika, qui n’a pas parlé aux Algériens depuis mai 2012, sera donc bien candidat à un cinquième mandat. Il incarne pourtant un régime à bout de souffle qui plonge le pays dans une crise grave et profonde.

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika sera bien candidat à un cinquième mandat. Ce n'est pas lui qui l’a annoncé (il n’a pas parlé à son peuple depuis mai 2012) mais un « message à la Nation » diffusé par l'agence officielle APS, dimanche 10 février. Poussé, depuis des mois, à se représenter alors qu'il est considérablement affaibli par l'âge et la maladie, Abdelaziz Bouteflika, bientôt 82 ans, sera donc le grand favori de l’élection présidentielle algérienne prévue le 18 avril prochain et autant dire le prochain président tant le scrutin est verrouillé. Sanglé dans son fauteuil roulant, il incarne pourtant un pouvoir à bout de souffle, qui enlise le pays dans une crise grave et profonde. Un fantôme ou une momie, hésite l’armée, l’un des clans qui tirent les ficelles du pouvoir dans l’opacité totale, dans le dernier dessin du caricaturiste Dilem dans le quotidien Liberté-Algérie