La Russie selon les Werth : correspondant de guerre à Moscou

Deuxième épisode de notre série vidéo en cinq volets : Nicolas Werth évoque les années de correspondant de guerre en URSS de son père, le journaliste britannique né en Russie Alexander Werth, envoyé dès 1941 à Moscou pour la BBC et quelques journaux.

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La Russie selon les Werth (2/5)
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Notre série vidéo consacre ce deuxième épisode aux années de guerre en URSS (1941-1945) du journaliste britannique natif de Saint-Pétersbourg Alexander Werth (1901-1969), à travers l’évocation qu’en fait pour Mediapart son fils, l’universitaire spécialiste du monde russe Nicolas Werth (né en 1950).

Celui-ci a édité les Carnets de guerre de son père, rédigés parallèlement aux articles et aux chroniques – destinées au Sunday Times et à la BBC –, forcément passés au crible de la censure moscoutaire. Ces Carnets, écrits sur le vif, emplis de « choses vues », témoignent d’une acuité d’observation passionnante, bien qu'Alexander Werth dût faire preuve d’une grande prudence au cas où de telles pages eussent été saisies. Et quand bien même ce journaliste, empathique tant il admirait l’effort de guerre soviétique en mesure de vaincre la barbarie nazie, semblât connaître un angle mort : la répression et la terreur staliniennes – qui devaient donner lieu, plus tard, aux travaux historiques de son fils, Nicolas Werth.

*

Voici l’économie générale de l’entretien, dans la vidéo ci-dessus.

  • À 2 min 35 : Alexander Werth arrive à Moscou le 3 juillet 1941 – en même temps que la mission militaire britannique. Moment dramatique pour l’URSS, dont le journaliste, logé à l’hôtel Metropol, tente néanmoins de prendre le pouls. Il reste en URSS jusqu’en octobre 1941.
  • À 10 min 30 : Alexander Werth revient en URSS au mois d’avril 1942, non plus par les airs mais par les mers (voyage épique de trois semaines de l’Écosse à Mourmansk avec un convoi militaire). Ensuite, voyage en chemin de fer, en troisième classe, de Mourmansk à Moscou, qui donne lieu à des notations extraordinaires dans L’Été noir de 42 (Fayard, 2022).
  • À 15 min 30 : le « second front » et son importance aux yeux des Soviétiques comme d’Alexander Werth.
  • À 19 min 30 : comment Alexander Werth fait le siège du Kremlin pour rendre compte du siège de Leningrad (il ne pourra s’y rendre qu’en septembre 1943). Ses six jours de visite dans la ville et le récit qu’il en tire.
  • À 24 min 30 : début février 1943, Alexander Werth assiste à la capitulation allemande à Stalingrad.
  • À 28 min 15 : en août 1944, libération du camp d’extermination nazi de Majdanek par l’armée rouge, qu’accompagnait Alexander Werth. La BBC refusa de diffuser son reportage, persuadée qu’il s’agissait d’un bobard soviétique.

*

Prochain épisode : Alexander Werth pris en étau par la guerre froide (1948-1969).

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