Dans une Tunisie en ébullition, la jeunesse veut se faire entendre

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Depuis plusieurs jours, le pays vit au rythme de manifestations et d’affrontements dans une vingtaine de villes. Six cents personnes ont été arrêtées, selon le ministère de l’intérieur. La jeunesse qui manifeste est confrontée à la question des casseurs et à l’instrumentalisation des mouvements qui se veulent pacifiques. 

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Tunis (Tunisie), de notre correspondante.-  C’est un jeune apolitique, intellectuel et sans histoire, si ce n’est un passé d’activiste et de syndicaliste, selon ses proches. Il est aussi membre du bureau de l’Union des diplômés chômeurs et de certains mouvements de jeunes qui contestent la nouvelle loi de finances en Tunisie, symbole d’austérité. Ahmed Sassi, professeur de philosophie de 32 ans, a pourtant été arrêté le mercredi 10 janvier devant sa maison, dans le quartier populaire de Kabaria, à Tunis. On l’accuse d’appartenance à un réseau de malfaiteurs. L'accusation peut lui valoir jusqu’à onze ans de prison.