«Les Néerlandais sont de ceux qui pleurent le plus le Brexit»

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Les législatives aux Pays-Bas inaugurent une année électorale très chargée en Europe. Tandis que le score de Geert Wilders inquiète à Bruxelles, le philosophe néerlandais Luuk van Middelaar, ex-« plume » du président du Conseil européen, revient sur la portée de ce scrutin, dans l’un des pays fondateurs d’une Europe bousculée par les crises.

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Les législatives aux Pays-Bas, le 15 mars, marquent le coup d’envoi d’une année électorale chargée en Europe, avant la présidentielle et les législatives en France (d’avril à juin), et les législatives allemandes (septembre). Sans exclure l’éventualité d’un scrutin anticipé en Italie. Partout, les scores des listes qui ont pris pour cible l’UE, du PVV de Geert Wilders au FN de Marine Le Pen, en passant par l’AfD de Frauke Petry, seront regardés à la loupe, surtout à Bruxelles.

Mediapart s’est entretenu avec Luuk van Middelaar pour comprendre les rapports singuliers des Pays-Bas, l’un des pays fondateurs de l’UE, à l’Europe. Cet historien néerlandais, qui enseigne dans les Universités de Leyde (Pays-Bas) et de Louvain (Belgique), a rédigé les discours de l’ex-premier ministre belge Herman Van Rompuy, lorsque ce dernier, chrétien démocrate, dirigeait le conseil européen (2010-2014). Chroniqueur pour le quotidien libéral NRC Handelsblad, il a publié un ouvrage de référence sur les crises européennes, Le passage à l’Europe (Gallimard, 2012, pour l’édition française).