Brésil: Dilma Rousseff est la proie d'une droite déchaînée

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Le processus de destitution de la présidente brésilienne est désormais engagé. Mais les charges retenues, aussi bien que les arguments des différentes factions de l'opposition amplement relayés par les médias, semblent relever de la manipulation. Et l'ex-chef de l'Etat Lula demeure le personnage politique le plus apprécié.

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Rio de Janeiro, de notre correspondante.-  Kim Kataguiri exulte. Le jeune homme, principal porte-parole du Mouvement Brésil Libre (MBL), célèbre le résultat du vote de la commission spéciale réunie lundi 11 avril pour se prononcer sur la destitution de la présidente Dilma Rousseff. Trente-huit des soixante-cinq députés ont suivi l’opinion du rapporteur Jovair Arantes: il estime que la chef d’État a commis un crime de responsabilité en 2014 en minorant l’ampleur du déficit public à travers un tour de passe-passe comptable. La décision, qui sera lue aujourd’hui au reste des députés, déclenche le compte à rebours pour la destitution de la présidente.