Regards croisés de deux historiens sur les «années de plomb» italiennes

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L’arrivée de nouvelles générations et l’ouverture des archives ont donné lieu à une explosion ces dix dernières années des travaux historiques sur la période de violences politiques allant des années 1960 aux années 1980 en Italie. Entretien avec deux historiens, Carmela Lettieri de l’université d’Aix-Marseille et Guido Panvini de l’université de Bologne.

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Ces dernières années, les travaux d’historiens sur les « années de plomb » en Italie se sont multipliés, permettant de mieux comprendre la complexité de cette période. « Pour des raisons générationnelles et d’ouverture des archives progressivement », soulignait en 2019, au Rendez-vous de l’histoire à Blois, Marie-Anne Matard-Bonucci, professeure d’histoire de l’Italie contemporaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. « Peut-être aussi que l’irruption du terrorisme dans nos vies de manière plus générale a également suscité un intérêt », ajoutait-elle. Nous nous sommes adressés à deux chercheurs, Carmela Lettieri, maîtresse de conférences à l’université d’Aix-Marseille et Guido Panvini, chercheur à l’université de Bologne.