Là où la terreur n’a pas de nom

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L’appel tombe quelques heures après le début de la diffusion, par les chaînes de télévision au Nigeria, de la cérémonie d’hommage national aux victimes des attentats de Paris. Encore une attaque suicide. Plusieurs personnes viennent d’être tuées par une explosion qui visait la procession de la fête chiite de l’Achoura dans la banlieue du Kano, la grande ville du nord du Nigeria.

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Je pars tout de suite sur les lieux du drame, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville. Le temps que j’arrive, les services de secours ont déjà évacué vingt-et-un cadavres et des dizaines de blessés. Les seules traces qui restent de l’attentat sont les flaques de sang et les morceaux de chair humaine qui traînent sur la route.