La Tunisie sous pression européenne

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Après l’avoir inscrite puis retirée de la liste des paradis fiscaux, l’Union européenne a élevé la Tunisie au rang de pays à risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, aux côtés de onze États, dont quatre en guerre : l’Afghanistan, le Yémen, l’Irak et la Syrie. Un coup de pression pour lui tordre la main dans le dossier de l’accord de libre-échange Aleca ?

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L’Europe a la Tunisie dans le collimateur. Classée sur la liste noire des paradis fiscaux début décembre, aux côtés des champions de l’évasion fiscale comme Jersey, les îles Caïmans ou Singapour, puis retirée de la liste un mois plus tard sur la base d’engagements nouveaux auprès de Bruxelles et sous la pression d’un intense lobbying, notamment français, voici la Tunisie de nouveau pointée du doigt. Cette fois, la Commission européenne l’a hissée parmi les pays les plus exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme aux côtés de onze États, dont quatre en guerre : l’Afghanistan, le Yémen, l’Irak et la Syrie. Ni la Libye, ni aucun pays du Golfe ne se trouve sur la liste. Pas très cohérent.