A Ankara, un championnat alternatif bouscule les poncifs machistes du football turc

Par

Née de la rencontre de groupes aussi hétéroclites que contestataires sur les barricades du parc de Gezi, en juin 2013, la Ligue libre tente depuis cinq ans de faire souffler un esprit libertaire sur les terrains de football turcs et de bousculer les préjugés machistes entourant ce sport.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ankara (Turquie), envoyé spécial.– La Turquie n’attendait qu’une étincelle. Entre les discours moralisateurs de l’actuel président Recep Tayyip Erdogan, alors premier ministre, sur la place de la femme ou les méfaits de l’alcool, et ses accès d’autoritarisme déjà patents, un air délétère avait recouvert le pays. Le coup de grisou est survenu à la fin du mois de mai 2013.