Dans une Argentine minée par la crise, l’opposition favorite pour les élections

Par Anna SLIZEWICZ

Alberto Fernández, le candidat de l’opposition à la présidentielle, a largement devancé le président Mauricio Macri lors des primaires obligatoires pour tous les partis, dimanche 11 août. Un scrutin à valeur de test, à deux mois des élections générales. Le président paie la crise économique, aggravée par les mesures d’austérité imposées par le FMI. Lundi, le peso et la Bourse se sont effondrés en réaction à la défaite probable de Macri.

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Buenos Aires (Argentine), correspondance.– « Je ne suis pas responsable. » Lundi 12 août, au terme d’une journée marquée par l’effondrement du peso et de la Bourse de Buenos Aires, le président argentin, les traits tirés, a rejeté la responsabilité de cette nouvelle crise financière sur l’opposition, arrivée largement en tête des primaires organisées la veille. « Le grand problème, c’est que le kirchnérisme n’est pas crédible à l’international », a sèchement asséné Mauricio Macri.