Les confessions du «stagiaire» d’Al-Qaïda

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Auteur d’un attentat en 2011 contre l’ambassade de France au Mali, un terroriste tunisien a raconté dans une audition fleuve comment il avait rejoint les rangs d’AQMI, sa vie quotidienne et ses combats au Sahara. Il a révélé comment est mort l’otage français Michel Germaneau. Des aveux pleins d’enseignements, alors que la filiale maghrébine d’Al-Qaïda est en train de se renforcer.

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Il a quitté son hôtel aux environs de 11 heures. Un grand escogriffe à la tignasse noire et bouclée, le visage imberbe et la peau brûlée par le soleil du désert. Il porte un tee-shirt rayé gris et blanc et un blue-jeans. Dans son sac à dos, une bouteille d’essence et une bonbonne de gaz. Scotchée sur ladite bonbonne, une grenade. Un fil émergeant du sac à dos doit lui permettre de la dégoupiller au moment opportun. Dans sa main, un sac plastique contenant un pistolet automatique de calibre 9 mm et une seconde grenade.