Mort de Liu Xiaobo: au-delà des hommages, l’Occident se tait

Par Elodie Goulesque

Liu Xiaobo est mort le 13 juillet. Depuis, les responsables occidentaux multiplient les hommages à l’égard du prix Nobel de la paix. Pourtant, alors que la répression contre les défenseurs des droits de l’homme en Chine se durcit, l’Occident se fait discret, tant la Chine est devenue une puissance incontournable.

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Pékin (Chine), correspondance.-  Jeudi 13 juillet, Liu Xiaobo est mort. Un nom que peu de gens connaissent en Chine et qui, pourtant, a retenti partout à l’étranger pour lui rendre hommage. Les États-Unis, la France, l’Allemagne et tant d’autres expriment leur profond chagrin et demandent maintenant à ce que sa femme Liu Xia soit libérée de sa résidence surveillée et puisse partir à l’étranger. Un appel de la communauté internationale justifié puisque le prix Nobel de la paix, après avoir été condamné en 2009 à 11 ans de prison pour « tentative de subversion de l’État », vient de mourir à 61 ans d’un cancer du foie. Son seul crime est d’avoir, tout au long de sa vie et malgré les arrestations, le camp de travail et les menaces, appelé à plus de droits de l’homme et plus de démocratie. En Chine, encore aujourd’hui, prononcer et écrire certains mots peut vous mener en prison… voire pire.