Haïti : l’enquête sur l’assassinat du président Moïse devient un mauvais film de série B

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Des mercenaires colombiens, des informateurs du FBI et de la DEA, un vrai-faux médecin pasteur illuminé, un chef de la garde présidentielle soupçonné de trafic d’armes, des complots ourdis à Bogota et à Miami… Une semaine après l’assassinat de Jovenel Moïse, l’enquête s’égare en un récit invraisemblable qui ne répond pas aux questions principales.

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Une semaine après l’assassinat du président Jovenel Moïse, mercredi 7 juillet à 1 heure du matin, les Haïtiens assistent à un très mauvais polar de série B. Au fil des jours, les autorités – ou plutôt ce qu’il en reste – distillent des informations qui, mises bout à bout, tendent à construire un récit auquel à peu près personne ne croit. « C’est une comédie macabre dont, une fois de plus, la population fait les frais », dit à Port-au-Prince une source bien informée qui, pour des raisons de sécurité, parle sous le sceau de l’anonymat.