«Ben Ali est parti, mais son système est encore là»

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L'armée prend le contrôle des rues, le syndicat UGTT veut «une vraie ouverture». De notre envoyé spécial.

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C'est le silence qui est le plus impressionnant. Samedi, à la mi-journée, les rues du centre de Tunis étaient remplies d'hommes en armes: militaires, policiers, agents en civil et d'autres, indéterminés, quelque part entre la milice et les services secrets. Ils «sécurisent» ou ils bloquent l'accès aux endroits sensibles: ministère de l'intérieur, siège de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).