Turquie: la gauche pro-kurde prouve qu’elle est toujours «debout»

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En rassemblant plus de 30 000 de ses militants le 11 février à Ankara, le HDP a démontré que, malgré les arrestations qui ont décimé sa direction, il reste une force d’opposition qui compte à l’orée d’échéances électorales cruciales.

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Ankara (Turquie), envoyé spécial.-  « Regarde : les gens sont venus, ils sont contents. Ils savent que nous sommes l’espoir de ce pays. » Avec l’expression satisfaite d’une personne constatant le succès de la réception qu’elle a organisée, Zeyno Bayramoglu arpente en claudiquant – une mauvaise chute lors d’une charge de police en janvier 2016 lui a brisé les deux jambes – le parterre du palais des sports d’Ankara. Autour d’elle, la foule est dense et sonore. Outre les 800 délégués du Parti démocratique des peuples (HDP), convoqués dimanche 11 février pour élire sa nouvelle direction, plus de 30 000 militants de la formation de gauche et pro-kurde ont convergé de toute la Turquie vers cette salle.