L’ONU au centre d’un scandale lié à la guerre en Ethiopie

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Alors que la guerre fait rage dans la région éthiopienne du Tigré, des casques bleus originaires de cette zone ont été retirés de force de contingents éthiopiens et renvoyés vers l’Éthiopie, où certains auraient été exécutés. L’ONU continue pourtant de collaborer avec ce pays pour ses opérations de maintien de la paix.

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L’affaire a tout du scandale et peut se voir comme les deux faces d’une même pièce improbable. Côté pile, l’Organisation des Nations unies (ONU) alerte depuis plusieurs semaines à propos des atrocités perpétrées dans la région éthiopienne du Tigré, où l’armée fédérale, envoyée par Addis Abeba, et l’armée érythréenne combattent le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Côté face, l’ONU assiste en silence à une « purge » au sein de ses contingents de casques bleus éthiopiens : des soldats de la paix originaires du Tigré sont arrêtés par leurs frères d’armes éthiopiens sur leur lieu d’affectation, et renvoyés de force dans leur pays, où certains auraient été torturés et éliminés.