Verrouillage, grand ménage et apartés

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La conférence sur le climat se révèle être un exercice de démocratie raté. Au fur et à mesure que les désaccords se creusent, laissant entrevoir un spectaculaire échec, conciliabules, apartés, débauchages divers et verrouillage de l'information deviennent la règle. Ce qui est une première pour ce type de conférence. Depuis son camping-car garé à Copenhague, Claude-Marie Vadrot, vieuxroutier des négociations climatiques, fait le point pour Mediapart.

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La démocratie onusienne peut s'apparenter au lavage de cerveau. Fermement décidés à persuader le monde entier que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que tous les pays s'aiment, que les congressistes ne sont qu'une bande de chics copains juste séparés par des malentendus provisoires, que les délégations vont se mettre d'accord et s'embrasser avant l'arrivée des chefs d'Etat, les responsables des Nations unies se donnent les moyens de réduire les risques de mauvaises critiques. Et c'est ainsi que se met en place un verrouillage méthodique, signe d'un autisme aussi imprévu que sans précédent.