Touché par l’épidémie, le Liban doit (en plus) restructurer sa dette

Par Justine Babin et Nada Maucourant Atallah

Pour la première fois de son histoire, le Liban est en défaut de paiement. Touché par la pandémie, le pays doit aussi mener de front les négociations de restructuration de sa dette.

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Beyrouth (Liban), correspondance.– Le Liban a fait pour la première fois défaut sur sa dette le 8 mars. Comme préalablement annoncé par le premier ministre Hassan Diab quelques jours avant dans un discours télévisé, le pays n’a pas honoré l’échéance de remboursement d’une série d’eurobonds (titres de dette en devises), pour un montant de 1,2 milliard de dollars. Il s’apprête également à restructurer sa dette, estimée à 90 milliards de dollars, dont 30 milliards libellés en dollars et le reste en livres libanaises, et qui représente aujourd’hui plus de 170 % de son PIB.