Ai Weiwei libéré: «Mon corps doit se réajuster mais mon art ne changera jamais»

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Le 3 avril, l'artiste dissident chinois Ai Weiwei disparaissait. Aujourd'hui libéré mais assigné à domicile, Ai Weiwei décrit, pour Mediapart, son retour au monde.

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« Normalement, je ne devrais même pas vous parler... » Toujours sous le coup d'une enquête policière, c'est au compte-gouttes et par téléphone qu'il distille ses paroles. Officiellement, Ai Weiwei ne peut pas donner la moindre interview pendant au moins un an. Il vit et travaille au « Fake » (« Contrefaçon » en anglais), un atelier-bunker de briques grises dans le quartier de Caochangdi à Pékin, en compagnie de sa femme Lu Qing, sa sœur Gao Ye, sa mère Gao Ying et une dizaine de chats. Il reçoit ses amis artistes, des directeurs de galeries, mais laisse les journalistes à la grille.