Séoul et Tokyo s’écharpent sur le passé plutôt que de s’allier

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La question des indemnités pour les Coréens victimes de travail forcé pendant la période coloniale japonaise est au cœur d’un conflit commercial qui s’envenime cet été entre le Japon et la Corée du Sud. Aveuglés par leurs querelles liées au devoir de mémoire de Tokyo, ces deux pays démocratiques oublient qu’ils ont besoin de s’allier face à des voisins qui le sont beaucoup moins.

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Séoul (Corée du Sud), correspondance. - Kim Jeong-ju est née en 1931, dans un petit village du sud d’une Corée qui était alors une colonie japonaise. En 1944, elle est envoyée au Japon avec sa sœur aînée. « On nous avait promis que nous irions au collège et au lycée. Mais à la place, je me suis retrouvée obligée de travailler dans l’aciérie d’une entreprise baptisée Fujikoshi. »