Kaboul tombe, Washington cherche des coupables

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La victoire des talibans est accueillie avec un mélange de colère et de fatalisme dans les cercles politiques et diplomatiques américains. En vingt ans, ce conflit a entraîné la mort de 2 448 militaires et des dépenses publiques faramineuses.

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New York (États-Unis).Pour un homme politique qui a fait de l’empathie sa marque de fabrique, Joe Biden ne fait pas dans les sentiments quand il s’agit de l’Afghanistan. Samedi, alors que les talibans se rapprochaient dangereusement de Kaboul, il a répété ce qu’il dit déjà depuis des années : c’est aux Afghans de se battre pour leur pays, pas aux États-Unis. « Je suis le quatrième président à diriger la présence militaire américaine en Afghanistan – deux Républicains, deux Démocrates. Je ne passerai pas cette guerre à un cinquième », a-t-il lancé dans une déclaration. Quelques heures plus tard, les talibans pénétraient dans la capitale afghane.