Rohingyas: derrière la religion, le pétrole et le gaz

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Cox’s Bazar (Bangladesh), envoyé spécial.-  C’est une longue tente blanche dressée sur un terrain poussiéreux, près du camp de réfugiés de Balukhali. Des soldats en uniforme sont postés à l’entrée, vert pour les soldats de l’armée régulière, brun pour les gardes-frontières, bleu pour le bataillon paramilitaire Ansar. Les migrants rohingyas en provenance de Birmanie patientent en file indienne, attendant d'être enregistrés pour obtenir un toit, à boire et à manger, des soins au dispensaire et une place à l’école pour les enfants. L’armée enregistre leur nom, leur village d’origine et leur date d’entrée au Bangladesh. Elle les prend en photo et relève leurs empreintes digitales. De grands ventilateurs rafraîchissent le matériel informatique.