Les dérives sécuritaires gangrènent les démocraties européennes

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Amnesty International publie une étude des législations de 14 États membres de l’UE ayant adopté des mesures d’exception ou des lois sécuritaires. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, ces réformes sont « dangereusement disproportionnées » et remettent en cause les libertés. La France apparaît comme le moteur de cette escalade sécuritaire.

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Amnesty International dresse, dans un rapport publié mardi 17 janvier, le portrait inquiétant de la dérive sécuritaire en cours au sein de l’Union européenne (UE) où, sous couvert de lutte contre le terrorisme, une bonne partie des États membres ont fortement érodé les libertés individuelles des citoyens. Intitulé Dangereusement disproportionnée, l’expansion constante de la sécurité nationale, ce rapport, long de 71 pages, se présente comme une étude complète des législations des 14 États membres de l’UE ayant voté des mesures d’exception ou de lutte contre le terrorisme ces deux dernières années.