Espagne: une hausse sans précédent des inégalités et de la pauvreté

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La crise « n’a pas le même prix pour tous », prévient le Rapport sur la démocratie en Espagne 2013 de la Fondation Alternativas. Les politiques d’austérité ne sont pas « démocratiquement durables » et il n’en faudrait guère plus pour une explosion sociale.

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« Nous, les Espagnols, sommes arrivés à un point où nous ne pouvons pas choisir entre rester comme nous sommes et faire des sacrifices. Nous n’avons pas cette liberté. Les circonstances ne sont pas aussi favorables. L’unique option que la réalité nous laisse est d’accepter les sacrifices et de renoncer à quelque chose ou bien de refuser les sacrifices et de renoncer à tout. » C’est ce qu’a dit Mariano Rajoy, le président du gouvernement, le 11 juillet 2012 devant le Congrès, annonçant un coup brutal porté à l’État-providence. Des propos très éloquents qui, au fond, montrent que la démocratie est de plus en plus soumise aux intérêts de ceux qui ne sont pas élus. Le seul doute est de savoir jusqu’à quel point les innombrables coupes budgétaires peuvent être solubles dans la démocratie.