La Slovaquie veut se distinguer dans une Europe centrale gagnée par l’autoritarisme

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Le premier ministre slovaque Robert Fico a opéré un virage sur l’Union européenne. Il assure vouloir se rapprocher du noyau dur de l’UE et prend ses distances vis-à-vis de ses voisins. Pour le politologue Grigorij Mesežnikov, toutefois, ce positionnement est avant tout pragmatique.

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Changement de paradigme ou rapprochement de circonstance ? Mardi 15 août, le premier ministre slovaque (social-démocrate) Robert Fico a pris le contre-pied de ses positions antérieures vis-à-vis de l’Union européenne. « Les fondamentaux de ma politiques sont proches du noyau de l’Union européenne, proches de l’Allemagne et de la France », a-t-il assuré. Avant d’ajouter : « Je suis très intéressé par la coopération régionale avec les quatre de Visegrad [groupe de pays qui rassemble Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque – ndlr], mais l’intérêt vital de la Slovaquie est l’UE. »